Qui suis-je ?
Derrière la plaque du psychanalyste se trouve une personne, avec son histoire, son parcours et sa sensibilité. Faire la démarche de pousser la porte d’un cabinet, c’est avant tout aller à la rencontre de quelqu’un à qui l’on s’apprête à confier une partie de soi. C’est pourquoi cette page a pour vocation de me présenter à vous, non pas pour livrer une biographie exhaustive, mais pour vous donner à voir les fondations de ma pratique et l’éthique qui m’anime.
Je m’appelle Johana Bertet, et ma pratique de la psychanalyse à Beaumes de Venise est le fruit d’un cheminement personnel et professionnel riche, guidé par une passion indéfectible pour la complexité et la beauté de la nature humaine.
Mon approche se veut ouverte, vivante et profondément humaine. Je conçois la psychanalyse non pas comme un dogme figé, mais comme une discipline en perpétuel mouvement, capable de dialoguer avec son temps, des avancées en neurosciences aux questions sociétales les plus contemporaines. C’est dans cet esprit que je vous accueille, avec la conviction que chaque être porte en lui les ressources pour se comprendre et se réinventer.
Avant de dédier ma vie professionnelle à la psychanalyse, j’ai longuement exploré le monde de l’art et de la création. Ces années passées à travailler la matière, l’espace et les mots ont profondément façonné la thérapeute que je suis devenue. Mon expérience artistique n’est pas une simple anecdote dans mon parcours ; elle en est une pierre angulaire, une première voie d’accès à ce qui, plus tard, allait devenir le cœur de ma pratique : l’écoute de l’inconscient.
Que signifie « faire danser des objets », « définir la parole juste » ou trouver « la bonne distance à l’autre » ? Ces expressions, issues de ma pratique artistique, sont des métaphores puissantes de ce qui se joue dans la cure psychanalytique.
c’est apprendre à voir au-delà de la forme, à percevoir le potentiel symbolique et la charge émotionnelle contenus dans le monde qui nous entoure. C’est une invitation à animer l’inanimé, à donner du sens à ce qui semble ne pas en avoir. En thérapie, cela se traduit par une capacité à écouter les lapsus, les rêves, les actes manqués, non pas comme des erreurs, mais comme des créations de l’inconscient, des « objets » psychiques qui dansent et nous parlent de nos désirs et de nos conflits les plus profonds.
c’est le travail de l’écrivain comme celui de l’analysant. C’est la quête du mot qui saura capturer une sensation fuyante, une émotion brute, un souvenir enfoui. Dans le cabinet, nous cherchons ensemble cette parole qui libère, celle qui nomme et qui, en nommant, transforme. C’est un artisanat de la précision, où chaque mot compte pour dénouer les fils de sa propre histoire.
c’est l’enjeu de toute relation humaine, et plus encore de la relation thérapeutique. C’est cet équilibre subtil entre l’empathie et la neutralité bienveillante, entre la proximité et le respect de l’altérité du patient. C’est savoir être suffisamment proche pour accueillir la souffrance, et suffisamment distant pour ne pas s’y perdre, afin de préserver l’espace nécessaire à la réflexion et à l’élaboration.
Ce bagage artistique m’a dotée d’une sensibilité particulière à la dimension créative de l’existence et du processus thérapeutique. Comme l’a montré Freud, l’art et la psychanalyse puisent à la même source : l’inconscient. La thérapie est, en un sens, un processus créatif où le patient, accompagné par l’analyste, devient l’artiste de sa propre vie, capable de la regarder sous un nouveau jour et de la remodeler.
Ma passion pour la psyché humaine m’a conduite à entreprendre une formation rigoureuse et approfondie au sein de l’Institut Populaire de Formation et Transmission en Psychanalyse (I.P.F.T.P.) de Carpentras. Ce choix n’est pas anodin. J’ai trouvé dans cet institut une philosophie qui résonnait avec mes propres aspirations : celle d’une psychanalyse décloisonnée, vivante et accessible, loin de tout élitisme ou de tout dogmatisme.
Au-delà de la théorie, la pierre angulaire de la formation du psychanalyste est l’authenticité du travail personnel. On ne peut accompagner les autres dans les méandres de leur inconscient sans avoir soi-même fait ce voyage. C’est pourquoi j’ai suivi une analyse personnelle approfondie, qui se poursuit aujourd’hui par une analyse didactique et une supervision constante de ma pratique. C’est un gage d’éthique et une nécessité absolue pour maintenir une écoute juste et une posture professionnelle adéquate.
Mon approche est le reflet de ce parcours : intégrative, humaniste et résolument tournée vers la singularité de chaque personne. Je ne cherche pas à appliquer des grilles de lecture toutes faites, mais à co-construire avec vous un chemin de compréhension unique.
Mon intérêt et mes travaux de recherche m’ont amenée à développer une sensibilité particulière pour certains champs de l’expérience humaine, des domaines qui, pour certains, me touchent aussi dans ma vie de femme et de mère.
Devenir parent est un bouleversement majeur, une crise identitaire qui réactive notre propre enfance. J’accompagne les parents qui se sentent dépassés, qui traversent un baby-blues, ou qui rencontrent des difficultés dans le lien avec leur enfant. Il ne s’agit pas de donner des conseils éducatifs, mais de permettre aux parents de comprendre ce qui se joue pour eux et de trouver leurs propres ressources.
Période de tous les possibles et de toutes les turbulences, l’adolescence est un moment clé de la construction de soi. J’offre aux adolescents un espace de parole confidentiel pour aborder leurs doutes, leurs angoisses, leurs conflits et leurs questionnements, afin de les aider à traverser cette étape cruciale avec plus de sérénité.
Dans une société en pleine mutation, les questions autour de la sexualité, du désir et de l’identité de genre sont centrales. Je suis particulièrement attachée à offrir un espace d’accueil inconditionnel et sans jugement pour toute personne s’interrogeant sur son identité, son orientation sexuelle ou vivant des difficultés dans son intimité. Mon cabinet est un lieu sûr où ces questions peuvent être explorées en toute liberté.
La confiance est le socle de toute démarche thérapeutique. C’est pourquoi je suis tenue par des règles déontologiques strictes, celles définies par l’I.P.F.T.P., qui garantissent un cadre sécurisant et respectueux pour chaque patient.
Mon parcours, de l’art à la psychanalyse, ma formation rigoureuse et mon engagement éthique constituent le socle sur lequel je bâtis la relation thérapeutique. C’est avec cette histoire et ces outils que je vous propose de vous accompagner, avec humilité et conviction, sur le chemin de la découverte de vous-même. N’hésitez pas à me contacter pour une première rencontre, qui nous permettra de faire connaissance et d’envisager ensemble la pertinence d’un travail commun.